Le Blog, c'est finiiiiii !!

Et dire que c'etait le blog de mon premier ... Euh non en fait ...

Donc voila, j'ai cedé aux demandes honteuses d'une minorité silencieuse pour m'exiler ailleurs ...

Donc, apu Skyblog !

Bonjour Haut et Fort !


Je vais pas fermer les commentaires ici, ca servirait à rien ...
Je passerais relever les commentaires de temps en temps mais n'attendez pas des mises à jour :D


Donc, pour la suite, suivez le Guide !

# Posté le lundi 03 juillet 2006 07:49

Un mec doué ...

Un mec doué ...
Petit Intermède visuel en attendant la suite de mes aventures ...

Au hasard de mes errances sur le Net, je suis tombé sur un site merveilleux ...
Le mec qui le fait façonne l'argile pour lui donner des formes superbes.
Il dessine, sculpte ...
Bon, bien sur, des monstres, des morts vivants et des mutants, mais le le fait bien !!


Ce gars mérite sincèrement d'être connu, il fait un travail que je trouve formidable et qu eje respecte à fond !!


Allez donc visiter son site ICI !


Et si vous voulez lui laisser un petit mot, faites le ici, je lui transmettrais ...

# Posté le jeudi 22 juin 2006 11:17

Bonus track tip top méga cool super fun !

Ce matin/après-midi/soir, vous surfez d'un air nonchalant sur le Web sans vous doutez qu'en cliquant sur un lien, plus ou moins au hasard, vous allez tomber sur cette page. Cette page même où vous êtes en train de contempler ce Blog qui raconte ma vie. Vous vous disiez "tiens, voyons voir si ya des nouveautés sur sa malheureuse vie." sans vous doutez que !
Que aujourd'hui, ce n'est pas un épisode ordinaire, puisque dans cet épisode, je ne vais pas raconter mes malheurs mais bien un épisode sympathique de ma misérable et patéthique existence !
Si si, ça existe !
Alors, en avant !
"Le jour où j'ai rencontré des gens qui étaient dans la même merde que moi"

Or donc, le mardi qui suivit l'épisode précédent, je m'étais mis en tête de laver mon linge sale en public. Dans une laverie automatique.
Et ce, entre midi et deux.
J'étais donc descendu avec mon linge sale sur l'épaule, à pieds, puisque, rappelez vous, mon vélo est en réparation.
Je dispose de 2 heures de pause.
Afin de prévoir à toute éventualité, j'ai de la monnaie, des tickets restaurants pour manger, de l'eau, des serviettes en papier, un bon bouquin ("Good Omens" par Terry Pratchett et Neil Gaiman, un superbe bouquin) et de la lessive.
L'emploi du temps était simple :
-amener le linge se faire laver
-aller chercher la pizza là où j'avais manger avec ma mère le samedi
-aller manger ma pizza à la laverie
-faire sécher mon linge
-finir ma pause en lisant mon bouquin devant la bibliothèque

En théorie seulement.
Puisque je n'avais pas prévu que...
En arrivant à la laverie, juste à coté du marchand de vélos fermé le samedi, je me rendis compte que toutes les machines étaient occupées.
Scrogneugneu ! Grumpf !
Bon, ca chamboule tout ça !
Du coup, je me résigne et vais chercher ma pizza.
Mais !
Car il y a toujours un "mais" !
Mais, en sortant et en passant devant le magasin de vélos, mes écouteurs vissés à fond dans les oreilles où une compagnie de bras cassés multicolores (un père Vert, un nain bleu, un élémentaliste rouge, un demi-démon neutre et une tafiole) fait des jeux de mots vaseux, je vois un vieillard (enfin, plus vieux que moi quoi) affublé d'un casque de vélo, d'un par-dessus jaune à bandes argentées et d'un cycliste (pas un mec, un de ses vêtements totalement ridicules qui met en valeur les formes de vos jambes) noir. Je le vois ouvrir les lèvres en ma direction. En bonne âme, j'enlève un des écouteurs et tend mon oreille.
Je surprend deux-trois mots que je ne comprends pas.
J'enleve l'autre écouteur et passe mon cerveau en mode "bilingue".
Surprise ! Mon interlocuteur parle anglais !
Pour simplifier votre compréhension (oui, vous public !) toutes les conversations seront retranscrites en français.
"Euh, dites moi, est ce qu'il y a un autre magasin de vélo ?"
Bon sang ! Eux aussi seraient dans la mârde ?
Je ne peux pas laisser des compatriotes de problèmes de vélo dans le besoin !
J'arrive à comprendre que lui et son ami, qui était dans un coin à demander je ne sais trop quoi à je ne sais trop qui, ont un pneu à plat et ont besoin d'une pompe à vélo. Franchement, faire autant de vélo sans avoir une pompe, c'est pas acceptable.
Je leur explique que oui, ce magasin est fermé entre midi et deux, et que si ils veulent, je peux toujours les conduire à un autre magasin de vélo, mais je sais que lui aussi sera fermé entre midi et deux.
Bien décidés à sortir de leurs problèmes, ils me demandent de m'indiquer le chemin.
Moi, je réfléchis (oui, ça m'arrive) : j'ai rien à faire, il faut que j'attende que la laverie automatique se libère, et j'ai l'occasion d'améliorer mon anglais.
Je propose donc que, plutôt de leur indiquer la route à travers les sombres ruelles de Millau, de les conduire directement jusque là-bas.
Le sourire aux lèvres, ils acceptent.
Du coup, sur la route, on discute.
J'apprends qu'ils viennent de l'Oregon, aux Etats-Unis.
J'apprends qu'ils font du vélo un peu de partout.
J'apprends qu'ils vont en Allemagne, à Hambourg.
Du coup moi j'essaye de leur faire comprendre que je suis ici en stage (bon sang, comment on dit ça ??) que je viens du Jura (qui est devenu la Suisse du coup, beaucoup plus facile à comprendre pour eux) que je bosse à la Bibliothèque et que moi aussi j'ai des problèmes avec mon vélo.
Et on passe à travers toutes les petites rues, j'essaye de faire une petite visite guidée avec mes maigres connaissances de la ville.
Et on arrive au fameux magasin.
Les horaires affichées en font que me conforter dans ce que je leur disait.
Je m'apprête à partir après avoir reçu de chaleureux remerciements quand ils me demandent encore un service.
Ils doivent retrouver leurs femmes quelque part.
Il faut que je leur indique la rivière (le Tarn, une rivière ... Tss !) et de là, ils se débrouilleront.
J'essaye d'expliquer à peu près quand soudain ! La porte du magasin s'ouvre !
Je reconnait le mec qui a receptionné mon vélo quelques jours auparavant.
"Dites, euh, vous êtes pas fermés ?
-Ben, on va fermer en fait.
-Vous voulez pas donner un coup de main à ces messieurs ? Ils ont juste besoin d'une pompe à vélo ...
-Ben, euh, juste ça ouais."
Les américains ont a peu près compris et ont le sourire jusqu'aux oreilles.
J'ai encore droit à des remerciements et ils rentrent dans le magasin. Moi, je vais chercher ma pizza.
Je lance un coup d'oeil au mec.
"Vous parlez anglais ?
-Euh non ...
-Vous voulez que je vous fasse la traduction ?
-Euh oui, je veux bien ..."
On est reparti comme en 40 !
J'explique donc le problème au mec qui leur vend une pompe à vélo.
J'entends ensuite les américains baragouiner je ne sais trop quoi.
Le sourire du vendeur s'illumine.
"La, j'ai compris, ils veulent une chambre à air."
Si tu le dis mon gars ...
Moi j'en profite pour me renseigner sur mon propre vélo.
Prêt comme convenu mercredi soir.
En sortant, les américains continuent de me remercier.
Ils me demandent donc de les aider à trouver la rivière, un endroit à partir duquel ils pourront trouver leurs femmes.
Ils me tendent un papier recouvert d'instructions imprimées, déatillées, indiquant un itinéraire à vélo.
Je me rend compte qu'ils viennent d'un hotel... à Creissels !
Dedjou !
Des presque-compatriotes !
Bon, je me rends compte que le plus pratique, vu où on est, est de les amener Place du Mandarous, la principale place de la ville, à partir delaquelle ils pourront se diriger.
On repart donc par les petites rues de la ville, ils s'étonnent d'ailleurs que les rues sont vachement propres. J'ai peur des rues de l'Oregon depuis.
En arrivant à proximité de la bibliothèque, nous passons devant pas mal de magasins, qui sont tous fermés entre midi et deux, chose qui parait totalement impossible pour mes nouveaux amis.
Nous arrivons donc devant la bibliothèque, je ne peux pas m'empecher de lacher un petit "ca, c'est la bibliothèque ! C'est là où je travaille !". Bon, le batiment est enorme mais la bibliothèque en occupe qu'une infime partie, mais ça, je leur dit pas.
En passant devant, ils essayent de prononcer mon prénom.
Ce prénom si beau et si délicat est devenu un gargouillis incompréhensible.
Du coup je fais comme avec les gosses ...
"Dites 'Gui'.
-'Gui'.
-Dites 'ille'.
-'Ille'.
-Dites 'Om'.
-'Om'.
-Guillaume.
-Gouilheomeuh.
-Ca va à peu près."
Et il faut savoir que la Bibliothèque est juste à coté de cette fameuse place donc on a fait que quelques mètres en plus.
Et en voyant la Place avec son magnifique jet d'eau et ses magnifiques fleurs aussi multicolores que les ailes d'un papillon arc-en-ciel, mes américains ont fait un "aaaaah !! Great !". Moi j'etais persuadé que ce cri de joie était du au fait qu'ils n'avaient jamais rien vu d'aussi beau de toute leur vie. J'allais faire plaisir au Maire en lui racontant ça tiens.
Et bien non !
En fait c'est juste pasqu'ils connaissaient et que du coup ils savaient où ils étaient.
Ils m'ont donc encore une fois remerciés bien chaleureusement, on a serré des mains (purée, je me suis senti une vraie star parmis ses fans ! J'ai été remercié par deux personnes, mince ! C'est un évenement pour moi ), on a bien rigolé, et ils ont enfourchés leurs bolides et sont partis.
Je ne les ai plus jamais revu.
Enfin si.
Ils ont fait demi-tour, donc je les ai revu 30 secondes après, pis on s'est fait coucou, comme de vieux amis.
Je pourrais le dire, quand j'irais aux Etats Unis, que j'ai aidé Robert et Ray (prononcez Wobewrteuh et Wayyyyy) de l'Oregon lorsqu'ils etaient à Millau.
Et j'en suis fier nom de Dieux !

En tout cas, ca a fait une journée où je me suis senti utile.
Et rien que ca, ca vaut le coup.
Sinon, j'ai bien fini par laver mon linge, si il y en a que ça interesse encore.


PS : bon, le stage se finit, se qui veut dire plein de boulot a faire donc moins de temps à consacrer à mes loisirs ...
Les Péripéties sont donc suspendues un moment.
J'ecrit toujours quand j'ai un peu le temps mais faut compter avoir plein d'épisodes d'ici le 3 juin...
Merci de vos encouragements ^^

# Posté le vendredi 26 mai 2006 04:13

Et de deux pour le prix d'un !

Je n'arrive pas à croire que j'en suis déjà à cinq épisodes de ma palpitante vie à Millau.
Incroyable comme on peut intéresser les gens avec ses propres malheurs.
Vous devriez avoir HONTE de vous gausser de mes déboires !
Honte !
Mais j'avoue que je dois être un peu maso pour continuer à narrer mes malheurs avec autant de plaisir.
Adoncques, devant vos yeux ébahis, voici la suite de notre feuilleton des Péripéties dans les Terres Maudites !

Souvenez vous.
Si vous venez de lire l'épisode précédent il y a un instant, pas de problèmes, mais pensons a ceux qui prennent mes histoires en cours de route.
Et bien on s'en fout !
Ils ont qu'a tout lire bon sang !
Allons y !
Avec joie et allégresse !

Je me réveille donc ce samedi matin, assez heureux.
Aujourd'hui, exceptionnellement, je bosse pas.
Merci la Foire de Millau !
Et ma Moman passe me voir en revenant de vacances, accompagnée du tout petit frère.
Je vais enfin pouvoir faire des courses dignes de ce nom et emmener mon vélo se faire réparer.
Ma mère arrive donc sur les coups de 10h30, la voiture chargée à blocs de bagages et des souvenirs d'une semaine de vacances.
Il faut donc lui expliquer le "Problème Vélo" le plus rapidement possible pour accéder au magasin avant sa fermeture.
On décharge donc la bagnole un maximum pour faire rentrer le vélo et on part direction le magasin.
Bon, problème.
Si la Bibliothèque est fermée, c'est à cause de la Foire. Mais pas pour qu'on puisse y aller, mais tout simplement parce que tous les accès au centre ville sont condamnés.
Et le magasin est en plein centre ville.
Ha, ha, ha ...
Il faut donc se garer. Assez loin pour pas être entre le mec qui vent un caillou qui nettoie les vêtements et celui qui fait des démonstrations de poterie, assez près pour pas faire 3 kilomètres avec un vélo qui marche pas à trimballer.
Bon, on a eu un éclair de génie.
On va aller au magasin pour savoir en combien de temps est ce qu'ils peuvent nous faire la réparation.
On se fraie donc un chemin entre les badauds et les stands divers jusqu'au Saint Graal des Magasins.
Il est quelque chose comme 11h20.
Ouf, le magasin est fermé.
Réponse des gens dedans : c'est faisable pour mercredi soir.
Humpf.
Et moi je fais comment mardi et mercredi ?
Je veux bien m'en passer un jour, mais deux, ça fait beaucoup.
On leur demande gentiment si ils peuvent pas nous donner l'adresse d'un autre magasin.
Ce qu'ils font avec gentillesse d'ailleurs.
Nous nous rendons donc, ma mère, mon frère et moi, dans un autre magasin, non loin de la Bibliothèque. A coté d'une laverie automatique pour être précis.
Et là, je me rends compte que je suis maudit !
En effet, la terre tremble et s'ouvre devant nos pieds et du cratère émergent trois tentacules rouges striés de bleu qui se saisissent des vélos exposés en devanture et qui écrasent la devanture du magasin. La terre continue à s'ouvrir et les restes du magasin sont engloutis dans un immense bruit de Chaos.
J'exagère peut être un peu.
En fait le magasin était fermé.
Voila tout.
Mais je préfère ma version a moi quand même.
Et le temps qui continue à défiler et le magasin ouvert qui ferme pour midi.
Du coup, on se décide.
On retourne en toutes vitesses au premier magasin, crochet par la voiture, zig-zag entre les piétons.
Moi, bien sur, je traîne un peu puisque je vous rappelle qu'une des roues ne tourne pas. Ma mère file en éclaireur pour retenir la fermeture du magasin, par tous les moyens.
Finalement, j'arrive à bout de souffle, poussant le vélo dans l'échoppe.
Coup de bol, c'est toujours ouvert.
Coup de bol, ils prennent le vélo. Je l'aurais normalement mercredi soir.
Youpla boum Prosper.
Bon, ça c'est fait.
Du coup, il est midi et quelques, on a faim.
Une pizzeria en face de la bibliothèque nous nourrit avec joie.
Le proprio est un apparemment un grand fan de western qui porte, en plus des cuissardes de Francis Lalanne, une longue barbe et de longs cheveux poivres et sels. Et il fait super bien a manger.
Bref.
On va faire nos courses, parce que les placards sont quand même un peu vides.
Youpi, plein de pâtes ! De la viande ! Des fruits !
Yeepee !!
Retour à la maison pour décharger les courses.
Pendant que j'ouvre le portail, je vois ma mère sourire.
Elle me dit "j'ai vu ta proprio à la fenêtre. Quand elle m'a vu, elle est partie ..."
Du coup pendant que je monte les courses, elle frappe à la porte, pour donner le loyer de Mai. Et pour régler cette affaire de début Juin.
Pendant que je remplis mes placards, ma mère revient et me dit tout de go "c'est marrant, personne a ouvert ..."
Comme de par hasard, dis donc !
Du coup le rangement se finit avec la visite du mari de la proprio.
Ma mère s'en occupe avec tout le tact qui la caractérise.
C'est à dire qu'au bout de 2 minutes, le ton monte.
Faut pas énerver ma mère, vous étés prévenus.
Le gars dit qu'on va essayer de s'arranger, moi, passablement énervé aussi, je lance un "laisse maman, il me fout a la porte, il me fout a la porte ! Je partirais, c'est bon. Je coucherais sous le Viaduc, ya la place !"
Le mec s'en va, on finis de ranger.
Et la, devinez donc, qui arrive ?
Toujours le mari du proprio dites donc !
Il nous dit un machin du genre "oui, alors, on a un solarium, et il y a un clic-clac dedans. Si vous voulez, vous pouvez dormir là-bas. Vous voulez voir a quoi ça ressemble ?"
Moi, derrière le gars, je fais des grands "non" silencieux à ma mère qui répète ma réponse, agrémentée d'un "on va s'arranger, vous inquiétez pas. On sera parti le 31."
Le mec repart, dépité.
Na !
La journée se finit avec une visite des Plateaux du Larzac en voiture, sous l'orage, avec le frère qui dort comme une souche a l'arrière.
La petite famille rentre donc tranquillement à la maison.
Et moi...
Et bien moi je finis mon week end tranquillement, sans visite de la propriétaire.
Et il ne me reste plus qu'a attendre tranquillement le mercredi pour recuperer un vélo en meilleure forme.

Ca défile pas vrai ?
Encore un épisode, encore une tranche de ma vie.
Bon sang de bois.
Nom d'une pipe en terre cuite !
Allez !
A bientot pour de nouvelles aventures toutes aussi palpitantes !

# Posté le mardi 23 mai 2006 04:00

La suite, la suite !!

Enfin la suite de ce merveilleux roman-photo sans photos ni dialogues stupides que sont les Péripéties sur les Terres Maudites !
Derrière cet acte des plus banals, à savoir un jeune citoyen modèle qui se fait voler son moyen de locomotion à deux roues non motorisé, se cache ... Pas grand chose en fait ...
Uniquement quelqu'un qui raconte sa vie parce que ça fait rire certains.
Enfin, mieux vaut en rire qu'en pleurer, s'pas ?
Pis ça me permet de me défouler après le boulot.

Adoncques.
Adoncques, vous vous souvenez, il est samedi soir très tard, je viens de rentrer dans mon antre sur un nouveau vélo. Je suis fatigué, éreinté, tout ça, tout ça ...
Adoncques je bosse ni le samedi ni le lundi.
Donc un week end qui s'annonce riche en glandouillage au lit, de regardage de télévision, de lecture de bons bouquins, de visionnages de plein de films ...
En bref je suis au paradis pendant deux pauvres jours.
Le mardi arrive hélas et c'est le coeur encore rempli de la crème glacée de la veille au soir avalée gloutonnement devant "Casablanca" que je me rend à al Bibliothèque sur ma nouvelle monture.
La descente de chez moi (oui parce que souvenez vous que ça monte pour venir chez moi, donc, forcément, quand on en repart ...) est assez rude puisque bon... les freins, tout ça ...
Toujours est il que j'arrive à la Bib, sans encombres. Totalement. Absolument nickel. Le vélo a juste refusé de passer le troisième plateau pour que j'aille encore plus vite dans les descentes. Oui, je sais. Je freine comme un dingue et je cherche à tout prix à aller plus vite. Et alors ?
Bref !
Rien à dire donc.
Je rentre le soir à la maison (oui, j'étais déjà rentré pour midi mais comme il ne s'est absolument RIEN passé ...) après une journée éreintante (pour changer) et espère m'affaler devant ce délicieux manga que nous prodigue cette fameuse chaîne cryptée qu'on ne peut voir correctement qu'avec une passoire devant les yeux et en l'agitant dans tous les sens. A ne pas confondre avec la Première Chaîne qu'il faut regarder avec un bandeau sur les yeux et des boules Quies dans les oreilles (car l'inverse est inconfortable. Les yeux ont tendance à sortir de leurs orbites avec les boules Quies). Que nenni ! Que nenni donc !
Que nenni car, dans cette fameuse montée dont je vous parle souvent (vous remarquerez qu'il m'arrive des merdes UNIQUEMENT à 300 mètres de chez moi ...), en voulant changer de pignon (à ne pas confondre avec les plateaux. Les pignons c'est derrière. Je crois. Bref, considérons pour le cas que c'est derrière) pour pédaler plus facilement, j'ouï (et non pas "je jouis" car ce qui va suivre ne pas procuré aucune satisfaction d'aucune sorte) un bruit mécanique étrange. Et mes jambes refusent d'avancer (enfin, d'appuyer sur les pédales. Pédales qui veulent pas bouger. Vous aurez compris, j'espère). Je soulève donc mes XXX kilos (toi, oui toi, ami lecteur, remplace les X par un chiffre allant de 0 à 9 ! Estime le poids de l'écrivaillon sachant qu'il fait du sport depuis un mois et qu'il s'empiffre de saucisse sèche et de crème glacée !) et tente de voir le problème.
Constat : la chaîne est passée du coté Obscur du dérailleur. C'est à dire qu'elle a passé la vitesse. Problème : j'étais déjà sur la dernière vitesse (oui, je n'ai pas de cadran qui m'indique a quelle vitesse je suis ...) et donc ce bredin de dérailleur s'est dit : "Bwoarf, ranafout, on verra bien." et d'envoyer la chaîne par dessus bord.
Et quand la chaîne fait ça, il se passe un truc marrant.
Soit un point A situé au centre de la roue.
Soit un point B situé sur la périphérie de la roue.
Soit le segment qui relie A à B. Appelons cela un rayon.
Si un corps étranger (du genre une chaîne qui déraille) fait n'importe quoi, il se produit ceci : soit un point quelconque du rayon AB. De B en ce point, tout va bien. En revanche, en cet endroit, au lieu de continuer vers A, le rayon va aller n’ importe où ailleurs. Ce qui inclut l'angle droit pur et simple, le tire bouchons ou les jambes du cycliste.
Et ce rayon qui se barre a tendance à s'enchevêtrer avec le cadre, les autres rayons et la chaîne, telle la vigne sur la véranda d'une maison bourgeoise de banlieue parisienne.
Et du coup ça bloque le bastringue.
Je répare donc tant que je peux en tordant les rayons dans tous les sens pour pas que ces fichus bouts de fers me ralentissent.
Je finis les derniers mètres à pied, en poussant le vélo.
Cependant, ça ne s'arrête pas là car les jours suivants... Et bien oui !
Ça casse encore !
Jusqu'au jour ou ...
En plein dans cette fameuse montée, le problème recommence. Et la, le rayon trouve le moyen de se mettre dans un des maillons de la chaîne et donc de VRAIMENT tout bloquer. Un brave homme qui passait par là a sali ses douces mains pour m'aider à dégager le rayon.
En partant, il m'a glissé un conseil : "vous feriez bien d'aller changer la roue, elle va se voiler ..."
Ce conseil en poche, je rentre à la maison, bien décidé à embarquer le vélo vendredi ou samedi chez le réparateur.
Et c'est pas fini pour cette journée !
Le soir même, en plein pendant mon divertissement nippon, quelqu'un frappe à la porte.
Grumpf.
Personne n'a le droit de m'embêter après une dure journée de dur labeur !
Surtout quand je suis vautré devant la télé.
J'ouvre la porte, empli d'une humeur massacrante, pour contempler le visage de ma proprio.
Grumpf.
Elle veut quoi encore celle la ?
"Oui, Guillaume, je voulais vous dire, patata patati ..."
Et c'est parti pour un quart d'heure de racontage de sa vie, entrecoupé de conseils idiots sur la vie en communauté, du genre "pensez à fermer la bouteille de gaz, pasque moi j'ai déjà sauvé la vie de gens quand j'avais 10 ans, ben oui j'avais senti ..."
Moi j'écoute d'une oreille absente tandis que l'autre essaye de capter les informations du dessin animé japonais qui se passe en Allemagne. Et j'acquiesce de temps en temps.
Jusqu'au moment ou j'entends un "Pis on verra plus tard pour quand vous partirez le 31 ..."
Dequouâ ?
"Euh, je finis le 3 moi.
-Oui mais le mois finis le 31.
-Oui mais moi je suis la jusqu'au 3. C'est ce qu'on s'était dit.
-Ah mais non hein. Avec votre mère on a dit jusqu'au 31 et après on disait qu'on allait voir, sûrement sur le canapé du salon."
Connaissant ma mère, c'est pas crédible. Pas du tout.
Du coup, je lâche l'arme ultime.
"Mais, vous savez quoi ? Je verrais ça avec ma mère.
-Très bien, vous me tenez au courant hein ?
-Oui oui, pas de problèmes. Vous penserez juste à me passer la clé du portail pour quand elle viendra samedi."
Silence. Aha ! J'ai marqué un point !
"Oui oui, très bien."
Et elle de repartir sans demander son reste.
Bien.
Repas rapide du genre "ramen-saucisse sechée-camembert-poire" devant la télé entouré de mes (youhou) colocataires.
Etant donné que je suis méchant mais pas trop, je n’en ferais aucun commentaire sur mes colocases. Ils sont pas la pour se défendre et ils ont rien demandés.
Mais je vous fais un portrait détaillé si vous le réclamez à gore et à cris.
Fin du repas donc.
Retour dans la chambrette sous le Velux tandis que les colocases continuent de rire et de parler fort.
Grumpf.
Posage devant la télé, en attente.
Le téléphone sonne.
Je ne regarde même pas sur l'écran qui ose me déranger.
"Bonjour maman, devine quoi ? Je me fais virer de l'appart à la fin mois. Sinon ça va."
La bombe est lâchée.
Mwhahahahahaha !
Que je suis cruel !!
Fin de la conversation quelques minutes plus tard.
Je me repose devant la télé, satisfait du devoir accompli.
Le week end promet d'être Bon !

Vendredi.
Bon, rien a dire.
Je mange un aligot planté de quelques bougies pour célébrer la première semaine de la perte de mon vélo.
C'est le soir que les choses se corsent.
Et ça se passe, devinez donc.
Dans cette fameuse Montée du Destin !
Frodon avait sa Montagne, j'ai ma Montée.
On a nos épreuves à la hauteur de nos destinées, s'pas.
Tant que je perd pas un doigt à cause de la Chaîne Unique.
Ma proprio a un coté "Sauron" remarquez ...
Bref.
Je redéraille.
Mais la, c'est du lourd.
En effet, avant, je pouvais AU MOINS bouger les pédales pour faire tourner la roue, repérer le problème et m'en occuper.
Et bien là non !
Tout est bloqué.
Et surtout la roue arrière.
Je finis donc la montée avec un vélo qui n'a plus qu'une roue qui tourne.
Youpla boum Prosper, le roi du pain d'épices !
Péniblement (oui, parce que autant le premier VTT était en aluminium de fibre de verre de carbone en titane, celui la est en plomb), je gare le vélo en espérant que ma mère aura assez de place dans la voiture demain.
Heureusement, j'ai pensé à prendre l'adresse d'un marchand de vélo, ainsi que les horaires d'ouverture.
Pas folle la guêpe !
J'avais bien essayé d'y aller après le boulot mais cette bande de bredins a les mêmes horaires de boulot que moi ...
Et qu'en tant que fonctionnaire, si c'est écrit que je bosse jusqu'a 18h, c'est pas 18h15 ni 17h45 ...
Bref.
Je me couche en attendant avec impatience un lendemain riche en rebondissements.


Bon sang, que de suspens !
Que va t'il se passer le lendemain ?
Le vélo va t'il retrouver sa forme sous les doigts de fée d'un quelconque réparateur ?
Ma mère va t'elle faire changer d'avis ma proprio ?
Tant de question et si peu de réponses ...
La suite dans l'épisode suivant des Péripéties en Terres Maudites !
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# Posté le mardi 23 mai 2006 03:59